Le lombricompostage transforme vos épluchures en un compost d'exception grâce à des vers de fumier, sans odeur et même en appartement. Bien mené, un lombricomposteur ne sent rien et produit l'un des meilleurs amendements qui existent.
Choisir son lombricomposteur
Optez pour un modèle à étages en plastique alimentaire ou en bois, avec un robinet pour récupérer le « thé » de compost. Prévoyez une taille adaptée à votre foyer : deux à trois étages suffisent pour deux personnes. Placez-le dans un endroit tempéré, entre 15 et 25 degrés, à l'abri du soleil.
Accueillir les vers
Les vers Eisenia fetida, dits vers de fumier, sont les champions du compostage. Installez-les sur un lit de carton humide déchiré et de fibre de coco, et laissez-les s'acclimater quelques jours. Ne les nourrissez presque pas la première semaine : ils doivent d'abord s'installer.
Que donner à manger aux vers ?
Épluchures de fruits et légumes, marc de café, sachets de thé, coquilles d'œuf broyées et carton non imprimé : voilà leur menu idéal, en petits morceaux. Équilibrez toujours les apports humides avec du carton sec pour éviter les odeurs.
Les interdits alimentaires
Pas de viande, poisson, produits laitiers, huiles, agrumes en excès ni oignons en grande quantité : ces aliments attirent les nuisibles ou acidifient le milieu. En cas de doute sur un aliment, abstenez-vous : les vers préfèrent la simplicité.
Récolter le compost et le « thé »
Au bout de trois à six mois, l'étage du bas contient un compost noir et friable à l'odeur de sous-bois. Le liquide du robinet, dilué à 10 %, fait un excellent engrais pour les plantes. Un compost mûr sent la forêt, jamais mauvais : fiez-vous à votre nez.
Résoudre les petits problèmes
Moucherons ? Ajoutez du carton sec et enterrez les déchets. Mauvaise odeur ? Trop de nourriture ou pas assez d'air : cessez les apports quelques jours. Presque tous les problèmes viennent d'un excès de nourriture : nourrissez moins, pas plus.